|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
SUJETS DE REFEXION POUR BUSH En ce moment, notre cher George Bush a de nombreux sujets de réflexion : il réfléchit toujours pour savoir s'il fait appel ou non de l'annulation des condamnations des Cinq par la cour d'appel d'Atlanta. Espérons qu'il réfléchira si longtemps que la décision de la Cour d'Appel sera devenue définitive avant qu'il n'ait fini de réfléchir Et puis, il réfléchit, depuis hier seulement, pour savoir s'il doit accepter l'aide des 1100 médecins cubains que le président Fidel Castro propose d'envoyer à la Nouvelle Orléans secourir les victimes de l'ouragan Katrina que lui-même a abandonnées à leur triste sort. Dans ce cas, espérons qu'il réfléchira assez vite et assez intelligemment pour que, quand lesdits médecins cubains arriveront, il y ait encore des gens à soigner. Mais comme il n'est connu ni pour sa rapidité de réactions ni pour sa bonne foi, il est tout à fait vraisemblable qu'il préfère laisser crever les victimes de son incurie plutôt que d'accepter une aide de son ennemi personnel Pauvres pauvres de la Nouvelle Orléans, si proches de Bush, si loin de tout secours Françoise Lopez
Extrait d'un texte de Salim Lamrani sur la prevention des ouragans à Cuba 30 septembre 2004 La région caribéenne est actuellement ravagée par les cyclones qui ont causé de dramatiques dégâts humains, en Haïti notamment. Les Nations Unies ont encensé le modèle organisationnel cubain dans la prévention des cyclones. L'ouragan Charley a coûté la vie à quatre personnes à Cuba alors que trente personnes ont perdu la vie en Floride lors de son passage. De même, en 1998, l'ouragan George avait provoqué la mort de quatre personnes à Cuba, alors que plus de 600 personnes moururent dans les autres pays des Caraïbes. « Plusieurs facteurs peuvent expliquer le faible taux de mortalité causé par les ouragans à Cuba en comparaison avec ses voisins, comme l'éducation, la prévention et la capacité de réponse » a souligné M. Salvano Briceno, directeur de l'Institut pour la réduction des désastres des Nations unies. Quant à Mme Brigitte Leoni, porte-parole de la Conférence mondiale pour la réduction des désastres, qui se déroulera au Japon en janvier 2005, elle a remarqué que tous les pays disposaient des possibilités pour limiter les conséquences de ces catastrophes mais il manquait parfois des « programmes concrets d'action et la volonté politique pour les mettre en place ».
LETTRE OUVERTE DE MICHAEL MOORE AU PRESIDENT BUSH Cher Mr. Bush, Aucune idée de l'endroit où se trouvent tous nos hélicoptères ? C'est le cinquième jour de l'ouragan Katrina et des milliers de personnes restent le bec dans l'eau à La Nouvelle Orléans et ont besoin d'être hélitreuillées .Où diable avez-vous bien pu déplacer tous nos hélicoptères militaires? Vous avez besoin d'aide pour les trouver ? Une fois, j'ai perdu ma voiture dans un parking Sears. Mec ! ça n'a pas été une mince affaire ! Aucune idée non plus de l'endroit où peuvent se trouver nos soldats de la garde nationale ? Nous pourrions les utiliser, là, maintenant, exactement pour les tâches qu'ils se sont engagés à faire, comme apporter leur aide lors de catastrophes nationales. Comment se fait-il qu'ils n'étaient pas là pour commencer ? Jeudi dernier, j'étais dans le sud de la Floride, assis dehors, pendant que l'il de l'ouragan Katrina passait au-dessus de ma tête. Ce n'était alors qu'un ouragan de force un mais c'était déjà quelque chose : onze personnes sont mortes et comme aujourd'hui, il y avait des maisons sans électricité. Ce soir-là, le présentateur de la météo a dit que cette tempête était en route vers la Nouvelle Orléans. C'était jeudi ! Personne ne vous l'a donc dit ? Je sais que vous ne vouliez pas interrompre vos vacances et je sais à quel point vous détestez les mauvaises nouvelles. De plus, vous aviez des ventes de charité et les mères de soldats morts à ignorer et à calomnier. J'ai bien aimé, le lendemain de l'ouragan, la fait qu'au lieu de voler vers la Loisiane, vous vous soyez envolé vers San Diego pour festoyer avec vos copains de travail.. Ne laissez pas les gens vous critiquer pour ça &endash; après tout, l'ouragan était passé et que diable pouviez-vous faire ? Mettre votre doigt dans la digue ? Et n'écoutez pas ceux qui, dans les jours qui viennent, révèleront comment vous avez particulièrement réduit le budget du Génie Militaire de la Nouvelle Orléans pour la troisième année de rang. Dites-leur juste que même si vous n'aviez pas opéré de coupes sombres dans le budget destiné à consolider ces digues, il n'y aurait eu aucun ingénieur pour les consolider parce que vous aviez un travail de construction beaucoup plus important pour eux &endash; CONSTRUIRE LA DEMOCRATIE EN IRAK ! Le troisième jour, quand finalement vous avez quitté votre résidence de vacances, je dois dire que j'ai été ému par la manière avec laquelle vous avez demandé au pilote de votre Air Force Un de descendre au-dessous des nuages tandis que vous survoliez la Nouvelle Orléans. Ainsi vous avez pu jeter un petit coup d'il sur le désastre. Hé ! je sais que vous ne pouviez pas vous arrêter, saisir un olifant, monter sur un quelconque décombre et vous conduire en commandant en chef. Eté là-bas, l'avoir fait. Il y en aura qui essaieront de politiser cette tragédie et de s'en servir contre vous. Vous n'avez qu'à les montrer du doigt. Rien à leur répondre. Même à ces maudits scientifiques qui prédisaient que cela arriverait parce que l'eau du Golfe du Mexique, qui devient de plus en plus chaude, fabrique des tempêtes, que c'est inévitable. Ignorez-les, eux et toutes leurs Poules Mouillées du réchauffement de la planète. Il n'y a rien de surprenant dans un ouragan aussi large que s'il s'était agi d'une tornade de force 4 qui se serait étendue de New York à Cleveland. Non, Mr. Bush, contentez-vous de tenir le cap. Ce n'est pas votre faute si 30% de la population de la Nouvelle Orléans vit dans la pauvreté ou si des dizaines de milliers de personnes n'avaient aucun de transport pour quitter la ville. Diable , ils sont noirs ! Je comprends, ce n'est pas la même chose que si c'était arrivé à Kennebunkport . Pouvez-vous imaginer de laisser les Blancs sur leurs toits pendant cinq jours ? Ne me faites pas rire ! La Race n'a rien &endash; RIEN - à voir dans tout cela ! N'en démordez pas, Mr. Bush. Essayez juste de trouver quelques-uns de nos hélicoptères militaires et envoyez-les là. Faites comme si les gens de la Nouvelle Orléans et de la Côte du Golfe étaient près de Tikrit. Bien à vous, Michaël Moore P.S. Cette mère importune, Cindy Sheehan, n'est plus devant votre ranch. Elle et des douzaines d'autres, des relations des morts de la guerre d'Irak, parcourent à présent le pays en s'arrêtant dans de nombreuses villes sur leur route. Peut-être pouvez-vous les rattraper avant qu'elles n'arrivent à DC le 21 septembre. Traduction Françoise Lopez |